POLE NATIONAL CIRQUE AUCH

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Compagnie résidence

compagnie en résidence

Délectation Morose

Cie Aléas

Ça part de là… Un corps féminin, un corps masculin et une échelle.

« C’est au croisement de leurs pratiques respectives que va naître ce spectacle.

L’envie est de remettre le corps au centre, comme matière première ; chair, os, fluides, avec ses similarités évidentes et ses différences indiscutables. D’explorer la relation physique femme‐homme hors du quotidien et de déployer les liens de puissances, de résistances, de fragilités et laisser apparaître emboîtements, connections, poids, portés, suspensions, équilibres.

A partir de cette proposition simple un autre des enjeux et de s’autoriser à laisser les situations naître et ne pas chercher à plaquer un discours ou une histoire sur celles-ci. Nous défendons le fait que le processus créatif nous mène toujours vers des endroits inconnus et parfois insoupçonnés.

Une échelle comme terrain d’exploration. Objet qui offre la possibilité d’éprouver nos tentations ; l’attrait du vide, le jeu avec la hauteur, se nourrir du cycle répétitif et absurde qu’il propose et qui place ces deux corps dans un recommencement perpétuel. Cela peut évoquer Sisyphe qui porte toute l’absurdité de notre monde, tant dans le désespoir de tenter d'échapper à une mort inévitable, que dans la tentative d'achever un travail interminable.

Camus qualifie Sisyphe d'ultime héros absurde. Il y établit pourquoi la vie, malgré l'absurdité du destin, vaut la peine d'être vécue : « il faut imaginer Sisyphe heureux » dit Camus.

L’échelle pose une esthétique forte, le métal froid et en même temps l’ancrage puissant. Superstition et symbolisme. L’échelle propose déjà un nombre d’images infinies quand on la regarde vide de corps. Il ne s’agit pas d’un agrès de cirque mais d’un objet commun connu de tous.
Elle doit sa configuration à l’axis mundi l’axe du monde, la mythologie unissant ciel et terre. À la fois triviale et miraculeuse, la nature particulière de l’échelle renvoie aux perceptions ascensionnelles, à la suspension au-dessus de l’abîme, à la connexion des domaines inconciliables.
Monter à l’échelle c’est entreprendre une progression verticale, étape par étape, vers le haut ou vers le bas. L’occasion de laisser place à la déstabilisation temporaire suivie du rééquilibrage qu’elle induit. (…) »

 



Du 08 JAN au 19 JAN

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